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Mon, Mar 15 | http://visio.litislab.fr

PHILOSOPHIE & MORPHOGENÈSE

TABLE RONDE 4 : Maria Filomena Molder (Université Nouvelle de Lisbonne, Portugal) Per Aage Brandt (Université de Case, USA) Pour assister et participer au séminaire ONLINE: http://visio.litislab.fr/join/Seminaire_Rene_Thom ID: inscrire votre nom Mot de passe : renethom
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PHILOSOPHIE & MORPHOGENÈSE

Heure & Lieu

Mar 15, 4:00 PM – 7:00 PM
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À propos

Maria Filomena Molder 

La morphologie goethéenne : une science da la faculté de juger

En premier lieu, des questions de méthode.

Selon Goethe, pour arriver à une vraie synthèse, il faut faire de l’analyse une variante de son objet, autrement dit, nos conceptions correspondent à des appels ou à des exigences de l’objet lui-même. Il s’agit, par conséquent, de retirer des êtres observés les formules qui serviront à les étudier. Cet aspect est le pendant d’un autre, qui souligne la transformation subie par celui qui est en train de contempler attentivement un objet : « Chaque objet bien contemplé ouvre un nouvel organe en nous ». La connaissance est un acte qui met à l’épreuve celui qui connaît, et donc, connaître est aussi une forme d’auto-connaissance.

Ensuite, une présentation du statut particulier de la morphologie parmi les autres domaines de la connaissance.

Science qui s’occupe de ce que les autres mettent de côté ou ne traitent qu’occasionnellement, en recueillant et en rassemblant ses restes, la morphologie 

« a ces grands avantages d’être constituée d’éléments qui sont généralement admis, de n’être en conflit avec aucune doctrine, de ne pas avoir besoin d’éliminer quoi que ce soit pour se faire une place, que les phénomènes qu’elle traite sont de la plus haute importance et que les opérations de l’esprit qui lui permettent de regrouper ces phénomènes sont appropriées et agréables à la nature humaine, de sorte que même une tentative manquée peut encore se révéler profitable et intéressante. » Goethe, “Betrachtung über Morphologie”, HA 13, p.127.

Finalement, il faut mettre en rapport l’ensemble des traits qui dessinent la physionomie morphologique et les particularités de la faculté de juger, en tant que faculté supérieure capable de critique, au sens kantien, ce plan de la subjectivité où s’ouvre un passage, un pont entre entendement et raison, entre le plan théorique et le plan pratique, un trajet qui ne pourra jamais être définitivement fixé. L’imagination fournit les bonnes conditions pour ce passage. Étant une faculté qui se donne sa propre loi, la faculté de juger ne dispose ni d’un champ d’objets où légiférer, ni de territoire où appliquer ses principes, elle n’a qu’un domicilium, un domicile communautaire. À ce domicile s’exerce l’affection réflexive, un plaisir contemplatif et créateur, qui s’exprime dans le monde, surprenant la partie la plus humaine de nous-mêmes, jusque-là inconnue, et anticipant une communauté toujours en formation. C’est une sorte d’harmonie à laquelle nous ne pouvons prescrire aucune règle déterminante. À cette constellation, Kant donne le nom de « goût ».

Donc, la pensée morphologique n’appartient pas à la faculté de juger déterminante, elle ne dépend pas de l’application des règles universelles préalables, elle appartient plutôt à cette sorte de sciences où l’universel n’est pas donné, mais à chaque fois recherché, les sciences de la faculté de juger réflexive, esthétique.

Je me propose de développer ces trois « entrées » concernant la morphologie goethéenne, en essayant de montrer ses effets sur la pensée de deux philosophes contemporains dont je m’occupe, Wittgenstein et Walter Benjamin.

Last but not the least, en forme d’appendice, j’aimerais présenter les idées de Javier Arnaldo, Denis Sepper et de Jean Petitot sur la doctrine goethéenne des couleurs.

Per Aage Brandt

La dynamique énonciative de la subjectivité

A partir de Merleau-Ponty, Bataille, Grivois, Benveniste et Thom, l'auteur propose une théorie phénoménologique, sémiotique et sémio-physique de la subjectivité. La modélisation dynamique de l'enonciation permet à cette problématique de spécifier l'expérience psychotique en termes analytiques et de la relier organiquement à l'ensemble des conjonctures sémantiques et sémio-linguistiques de la subjectivité.

Comment Participer :

Le séminaire mensuel aura lieu de Novembre 2020 à juin 2021, le lundi une fois par mois de 16h à 19h se déroulera sur Paris, à l'UFR Institut Humanités, Sciences et Sociétés (IHSS), rattaché à l'Université de Paris – Diderot, 16 Rue Marguerite Duras, 75013 Paris Salle 888C – Bâtiment des Grands Moulins de Paris, 8e étage (à droite en sortant de l’ascenseur).

Pour toute information : interdisciplinarites.thom@fcsh.unl.pt

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La prise en main est très simple. Si besoin, visionnez la vidéo de tutoriel : https://youtu.be/MsL3hWEcxNQ

En cas de problème technique, veuillez contacter : julien.baudry@univ-lehavre.fr 

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